vendredi 21 décembre 2012

lundi 24 septembre 2012

Velodrome de Verdun



En 1897, l'Association Cycliste Internationale choisit le Canada pour la tenue du Worlds Meet, du 7 au 12 août 1899. Cette compétition cycliste sur piste, qui attira 132 cyclistes d’Afrique du Sud, d’Amérique eu Nord et d’Europe, eut lieu à… Verdun!

Construit par U.H. Dandurand près de l’endroit ou se trouve maintenant l’Auditorium de Verdun, la piste du Queen’s Park faisait 530 mètres et pouvait recevoir 8,000 personnes spectateurs assis.



Pour en savoir plus, suivez ce lien vers les archives de la Bibliothèque nationale; une fois sur la page, allez à la page 3 de l’édition du 10 aout 1899.

vendredi 21 septembre 2012

Quiz

Quelques photos d'une autre époque:





Ou ces photos ont-elles été prises? À quelle époque? J'ai laissé les légendes pour vous aider... un peu!

jeudi 20 septembre 2012

CHAMPIONNATS CANADIENS PISTE 2012 - Les résultats

J'ai du faire un détour via un site britannique pour mettre la main sur un condensé des trois premières positions dans chaque épreuve:

Résultats
Omnium, Élites Femmes
1. Gillian Carleton (Cyling BC) (12 pts)
2. Stephanie Roorda (Cycling BC) (14 pts)
3. Laura Brown (Cycling BC) (21 pts)
 
Omnium, Élites Hommes
1. Remi Pelletier-Roy (Équipe du Québec) (9 pts)
2. Jean-Michel Lachace (Équipe du Québec) (11 pts)
3. Ed Veal (Team Ontario) (18 pts)
 
Omnium, Juniors Femmes
1. Kinley Gibson (Team Alberta) (12 pts)
2. Catherine Ouellette (Équipe du Québec) (16 pts)
3. Sarah Mason (Team Ontario) (18 pts)
 
 
Omnium, Juniors Hommes
1. Aidan Caves (Team Ontario) (12 pts)
2. Eric Johnstone (Team Alberta) (13 pts)
3. Marc-Antoine Noel (Équipe du Québec) (30 pts)
 
Poursuite individuelle, Élites Femmes
1. Gillian Carleton (Cycling BC) (3:47.912)
2. Stephanie Roorda (Cycling BC) (3:53.884)
3. Jasmin Glaesser (Cycling BC) (3:54.609)
 
Poursuite individuelle, Élites Hommes
1. Remi Pelletier-Roy (Équipe du Québec) (4:47.953)
2. Ed Veal (Team Ontario) (4:50.321)
3. Jean-Michel Lachance (Équipe du Québec) (4:52.714)
 
Poursuite individuelle, Juniors Femmes
1. Kinley Gibson (Team Alberta) (2:44.840)
2. Catherine Ouellette (Équipe du Québec) (2:50.515)
3. Sarah Mason (Team Ontario) (2:50.876)
 
Poursuite individuelle, Juniors Hommes
1. Aidan Caves (Cycling BC) (3:44.133)
2. Adam Jamieson (Team CHCH) (3:44.627)
3. Eric Johnstone (Team Alberta) (3:45.271)
 
Scratch, Élites Femmes
1. Stephanie Roorda (Cycling BC)
2. Laura Brown (Cycling BC)
3. Candice Vermeulen (Team Ontario)
 
Scratch, Élites Hommes
1. Jean-Michel Lachance (Equipe du Québec)
2. Remi Pelletier-Roy (Équipe du Québec)
3. Ed Veal (Team Ontario)
 
Scratch, Juniors Femmes
1. Kinley Gibson (Team Alberta)
2. Sarah Mason (Team Ontario)
3. Catherine Ouellette (Équipe du Québec)
 
Scratch, Juniors Hommes
1. Aidan Caves (Cycling BC)
2. Eric Johnstone (Team Alberta)
3. Adrian George (Team Ontario)
 
Keirin, Élites Femmes
1. Sara Byers (Team Ontario)
2. Karine Côté (Multisports Keurig)
3. Catherine Couture (Équipe du Québec)
 
Keirin, Élites Hommes
1. Joseph Veloce (Team Ontario)
2. Hugo Barette (Équipe du Québec)
3. Stéphane Cossette (Équipe du Québec)
 
500m CLM, Élites Femmes
1. Gillian Carleton (Cycling BC) (36.984s)
2. Laura Brown (Cycling BC) (38.021s)
3. Karine Côté (Multispots Keurig) (38.543s)
 
Kilo (1000m CLM), Élites Hommes
1. Hugo Barette (Équipe du Québec) (1:08.415)
2. Stephane Cossette (Équipe du Québec) (1:09.172)
3. Jean-Michel Lachance (Équipe du Québec) (1:09.445)
 
500m CLM, Juniors Femmes
1. Catherine Ouellette (Équipe du Québec) (40.536s)
2. Kinley Gibson (Team Alberta) (40.764s)
3. Kristen Sears (Team Ontario) (41.419s)
 
Kilo (1000m CLM), Juniors Hommes
1. Joakim Albert (Équipe du Québec) (1:07.364)
2. Vincent De Haître (Team Ontario) (1:09.613)
3. Aidan Caves (Cycling BC) (1:09.644)
 
Vitesse, Juniors Femmes
1. Kristen Sears (Team Ontario)
2. Kinley Gibson (Team Alberta)
3. Sarah Mason (Team Ontario)
 
Vitesse, Juniors Hommes
1. Joakim Albert (Équipe du Québec)
2. Vincent De Haître (Team Ontario)
3. Andrew Grant (Cycling BC)
 
Vitesse, Maîtres
1. Marc Couture (Suarez-ACQ)
2. Charles Cormier (Mike’s Bike Shop)
3. Sylvan Adams (Powerwatts)
 
Poursuite individuelle, Maîtres AB
1. Mike Nash (Ride with Rendall) (3:47.263)
2. Mathieu Charruau (Trek-Bontrager) (3:57.005)
 
Poursuite individuelle, Maîtres C
1. Sylvan Adams (Powerwatts) (2:39.598)
2. Marc Couture (Suarez-ACQ) (2:43.218)
3. Charles Cormier (Mike’s Bike Shop) (2:41.198)
 
Départ lancé 200m, Maîtres B
1. Mike Nash (Ride with Rendall) (12.610s)
 
Keirin, Maîtres C
1. Charles Cormier (Mike’s Bike Shop)
2. Sylvan Adams (Powerwatts)
3. Marc Couture (Suarez-ACQ)
 
Scratch, Maîtres C
1. Sylvan Adams (Powerwatts)
2. Charles Cormier (Mikes Bike Shop)
3. Tommy Mak (Bicisport)
 
Scratch, Maîtres AB
1. Mathieu Charruau (Trek Bontrager)
2. Mike Nash (Ride with Rendall)
 
Points, Maîtres C
1. Sylvan Adams (Powerwatts) (9 pts)
2. Chales Cormier (Mike’s Bike Shop) (8 pts)
3. Tommy Mak (Bicisport) (3 pts)
 
Points, Maîtres AB
1. Mathieu Charruau (Trek Bontrager) (33 pts)
2. Mike Nash (Ride with Rendall) (26 pts)
 
Kilo CLM, Maîtres A
1. Mathieu Charruau (Trek-Bontrager) (1:14.384)
 
750m CLM, Maîtres B
1. Mike Nash (Ride with Rendall) (56.635s)
 
500m CLM, Maîtres C
1. Marc Couture (Suarez-ACQ) (39.695s)
2. Charles Cormier (Mike’s Bike Shop) (39.954s)
3. Yves Chassé (Independant) (40.681s)
 
Kilo CLM, Paracyclisme Tandem
1. Robbi Weldon/Katie Spittlehouse (Thunder Bay Cycling Club) (1:23.880)
 
500m CLM, Paracyclisme C1-5
1. Marie-Claude Molnar (Équipe du Québec) (46.683s)
 
Poursuite individuelle, Paracyclisme Tandem
1. Robbi Weldon/Katie Spittlehouse (Thunder Bay Cycling Club) (4:17.458)
 
Poursuite individuelle, Paracyclisme C1-5
1. Marie-Claude Molnar (Équipe du Québec) (4:42.830)

Félicitations à tous, qu'ils figurent ou non sur cette liste!

mercredi 19 septembre 2012

Le Grand Mythe

Combien de fois entendons-nous dire par les automobilistes qu’ils paient pour les routes? Pratiquement à tous les jours. “Mon char, ma route”. Mais, dans la réalité municipale, est-ce que cela “tient la route”?

Non, pas du tout, c'est un mythe car les dépenses reliées à la construction et à l’entretien du réseau routier municipal incombent aux villes et sont payées par les taxes foncières. Rien ne provient des automobiles : toutes les taxes payées pour faire circuler un véhicule sont versées directement aux gouvernements provinciaux et fédéral. Permis, immatriculations, TPS, TVQ,  taxes diverses sur l’essence, droits sur les pneus, etc., toutes ces ponctions dans le portefeuille des automobilistes s'en va directement à Québec ou à Ottawa.

Donc, à supposer que vos seuls moyens de transport seraient la marche et/ou le vélo, vous contribueriez quand même directement au paiement de toutes dépenses municipales liées à l’automobile et au même niveau que tous les citoyens de votre ville, sans égard au nombre de véhicules qu’ils possèdent.

Alors, lorsque les automobilistes réclament à grand cri des travaux d'infrastructures routières à coup de milliards, c’est à vous, citoyens des villes et villages du Québec qu’ils demandent de payer la note.

Le problème avec toutes ces sommes investies par les villes pour construire et entretenir leur réseau routier est qu’il nécessite une grande part du budget municipal et qu'il ne laisse que bien peu pour les autres besoins. Pour la ville de Montréal, le programme triennal d’immobilisations 2013-2015 totalise 4 111 millions. Quatre milliards cent-onze mille millions de dollars et, sur ce montant, un milliard de dollars ira au transport, presque 25%. Pour les équipements sportifs, 165 M$ sont prévus.

Inclus dans cette somme, 68,8 M$ pour la rénovation et la mise aux normes des arénas, 43,3 M$ pour la construction d’un complexe sportif dans l’arrondissement de Saint-Laurent et 31,3 M$ pour la construction d’un centre de soccer intérieur sur le site du Complexe environnemental de Saint-Michel. Ne reste que quelques poussières pour toutes les autres infrastructures que réclament les citoyens de Montréal.

Le montant dépensé par la ville pour faciliter le déplacement des véhicules semble donc être six fois plus élevé que celui alloué aux citoyens pour leur permettre de profiter d’équipements sportifs. Quand on considère que tout cet argent provient uniquement des poches des citoyens, on peut s’interroger sur les effet pervers de ce débalancement.

Un de ces effets, c’est de se faire dire que la ville n’a pas d’argent pour un vélodrome. Ce mythe, il faut le déconstruire. Rappeler à tous que la ville existe pour être au service de ses citoyens, pas à celui des automobiles...

lundi 17 septembre 2012

Joakim Albert en piste pour les JO de Rio

Olivier Bossé
Le Soleil
(Québec) Joakim Albert a pris le départ de quatre épreuves aux Championnats canadiens de cyclisme sur piste, à Dieppe, au Nouveau-Brunswick. Et il les a toutes gagnées! En plus de rapporter quatre médailles d'or, le cycliste de 18 ans de Québec a conclu son passage chez les juniors avec deux records de piste et un premier titre senior!



«Ça termine bien une saison assez exceptionnelle pour moi», a-t-il admis, hier, au terme de la compétition. Son fait d'armes jusqu'ici demeure sa cinquième place au kilomètre des récents Championnats du monde juniors, en août. Il avait aussi pris part aux Championnats panaméricains, en avril. Sa rafle de quatre en quatre aux Championnats canadiens s'avère une réplique presque parfaite de son quadruplé de l'an dernier.

D'abord vainqueur au sprint individuel, vendredi, il en a profité pour inscrire un record junior de piste sur les 200 mètres préliminaires. Puis surclassé chez les seniors, il a été jumelé à Stéphane Cossette et à Hugo Barette pour mettre la main sur le premier titre canadien senior de sa jeune carrière au sprint par équipe.

C'était ensuite au tour du kilomètre, où il a été plus rapide que tous les autres compétiteurs, juniors et seniors confondus. Mais comme il était inscrit chez les juniors, pas question de lui attribuer le titre senior. Ici encore record de piste, junior et senior cette fois. Albert a ensuite mis le point final, point d'exclamation, en dominant le keirin junior (départ derrière une moto et course sur 2 km).

Tout cela après seulement sept semaines d'entraînement sur piste. Des succès qui le convainquent de délaisser le vélo de route et le patinage de vitesse, autres disciplines auxquelles il excellait. «À partir de maintenant, je me concentre sur la piste et je mets toutes mes énergies pour participer aux Jeux olympiques de Rio, en 2016. Je ne veux pas juste y aller, je veux bien performer et, si possible, ramener une médaille.»
Après deux semaines de vacances, il entamera dès octobre sa première campagne senior, qui se déroule l'hiver. Ce qui l'obligera à passer beaucoup de temps d'entraînement dans un vélodrome de Los Angeles, où l'équipe canadienne est installée durant la saison froide. La construction prochaine d'un vélodrome à Hamilton, en Ontario, devrait les ramener au nord de la frontière d'ici deux ans.

Le pistard Albert compte participer à sa première Coupe du monde en janvier et aux Championnats panaméricains seniors en février. Il poursuit en parallèle des cours à distance au cégep.

vendredi 14 septembre 2012

Engelures





Les températures matinales baissent. À preuve, je me suis gelé les doigts mardi matin. Assez pour que leurs extrémités tournent au jaune cireux - sensibilité héritée d'une journée de ski de fond à -30C. Vivement rouler au chaud!

Je n’ai vraiment jamais aimé les rouleaux. Rien ne vaut le feeling de rouler librement, sentir la route, prendre les courbes, voir défiler les paysages. Le plus près de cette sensation, tout en étant bien au chaud à l’intérieur, c’est la piste.

Mais je ne suis pas prêt à m’exiler. Je n’irai pas à la montagne, elle viendra vers moi. Je la vois déjà avec ses deux courbes à 42 degrés et ses 250 mètres pour en faire le tour. Elle peut sembler toute petite et hors d’atteinte, ma montagne et pourtant, elle est juste là, je peux presque y toucher. Pour qu'elle se rende jusqu'ici, elle devra emprunter un long chemin, à la fois un pèlerinage et une course à obstacles. Un pèlerinage car if faut y croire et se convaincre que le but est atteignable et qu’il existe vraiment, qu’il n’est pas qu’un simple rêve qui n’existerait que les profondeurs de son propre esprit. Une course à obstacles ou tout semble se mettre entre soi et le but à atteindre.

L’obstacle le plus difficile à surmonter est sans doute cette perception héritée des Jeux de ’76 : un vélodrome est un éléphant blanc. Peut-être était-ce vrai pour cette salle conçue pour le sport-spectacle, démesurée avec ses milliers de sièges. Mais ce que j’entrevois comme vélodrome se résume à l’essentiel : une piste, un toit. Le reste n’est qu’accessoire. Comme le dit l’autre langue du pays, il y faut faire la part entre le « must have » et le « nice to have ».

L’obstacle suivant, c’est les sous. Encore ici, la perception est celle d’un gouffre financier sans fonds. Pourtant, le coût d’une piste et de son toit équivalent à celui d’un aréna, tout comme son entretien.

J’avoue ici être jaloux de toutes ces villes et villages qui ont accès à des patinoires de hockey alors qu’une ville comme Montréal n’a pas de piste intérieure de vélo, encore plus quand je constate que rares sont les enfants qui possèdent un équipement de hockey alors que pratiquement tous ont un vélo…
 






mercredi 12 septembre 2012

Championnats canadiens de piste 2012

C’est aujourd’hui que débutent ces championnats, à Dieppe, au Nouveau-Brunswick. C’est d’ailleurs la cinquième fois, depuis 2001, que le vélodrome Caisse populaire Dieppe/Memramcook accueille cet événement.




C’est en consultant la liste des inscrits qu’on réalise combien l’inexistence d’un vélodrome à Montréal fait mal, particulièrement chez les juniors et les U17, nos futures élites. Les québécois(es) représentent dans ces groupes 9 des inscrits sur un total de 44…
  • Juniors Hommes : 4 inscrits sur 20
  • Juniors Femmes : 3 inscrites sur 8
  • U17 Hommes : aucun sur 9
  • U17 Femmes : 2 sur 7


Dans ces mêmes deux groupes, on retrouve 21 ontariens, presque la moitié des inscrits. Est-ce, du moins en partie, l’effet du Velodrome Forest City de London, en Ontario? Ce qui était vrai ici à l'époque du vélodrome olympique le serait maintenant en Ontario? Très plausible.





Inauguré en 2005, dans un aréna “abandonné” par ses propriétaires en faillite, le vélodrome de Forest City est géré par un organisme sans but lucratif, propriétaire de la piste et installé dans un édifice appartenant au privé. L’organisme paye un loyer et les dépenses de l'édifice. Difficile comme situation, mais quand on a pas d'aide de l'extérieur, on s'aide soi-même!

À la recherche d’un centre sportif



Vous connaissez un endroit ou on projette la construction, l’agrandissement ou la rénovation d’un équipement sportif? Par exemple, un Cégep qui veut s’équiper de meilleures facilités sportives?

J’ai un projet pour eux! Que désirent-ils? Des terrains de tennis?

Les voilà :



Vous préférez une patinoire pour le hockey? La voilà :



Sinon, des terrains de badminton? Ils sont ici :




Évidemment, ça leur prend aussi des vestiaires, un gym et/ou une salle de muscu. Tout y est. Il y a même une piste de course de 300 mètres.

Mais, entre ces courts ou glace et la piste de course, il y a un petit extra : une piste de 250 mètres. Un vélodrome, pour ne pas le nommer. Voyez, ce n’est pas compliqué d’en installer une. Suffit de la coincer entre piste de course intérieure et quelques courts…

Il est ou, ce CEGEP qui veut  un centre sportif?

lundi 10 septembre 2012

Robert Marchand, pistard centenaire

Il a eu 100 ans en novembre dernier. Dans les années 1920-1930, il assistait aux course du vélodrome de la Cipale et au Vélodrome d'Hiver. Il vient de terminer la Cyclosportive Paris-Cambrai (90 kilomètres), pour la douzième fois, en environ cinq heures. "J'aurai pu arriver avant, mais j'ai préféré attendre les copains pour qu'on franchisse la ligne ensemble", a déclaré à peine essoufflé Robert Marchand, peu après son arrivée.

En février dernier, il a établi le record de l'heure pour les plus de 100 ans au vélodrome de l'UCI (superbe endroit, en passant), le centre mondial du cyclisme d'Aigle (Suisse).



Mais ça ne lui suffit pas: dans quelques jours, il va s'offrir un 100 kilomètres sur piste, pour le plaisir.

À visionner ici:
http://www.wat.tv/video/100-ans-il-pedale-toujours-58y6r_2i6xp_.html

samedi 8 septembre 2012

Lettre à un journaliste


Mercredi dernier, dans les pages de La Presse, Simon Drouin faisait l'éloge du cyclisme canadien. Soit, ça ne va si pas si mal pour le pays. Mais ça irait bien mieux pour le Canada si le Québec avait tous les moyens en main. Copie de la lettre que je lui ai fait parvenir, petit résumé en fait de mes posts précédents:

------------------

On veut développer l’élite cycliste, soit. Mais il faut lui donner les moyens. Plusieurs des meilleurs cyclistes au monde sont passés par le vélo de montagne et/ou la piste pour ensuite dominer sur la route. Le plus connu présentement est le vainqueur du dernier Tour de France et du contre-la-montre des Jeux de Londres, Bradley Wiggins. Peu savent que sur piste, il a dominé les Jeux Olympiques et les Championnats du monde pendant près de dix ans. Ryder Hesjedal, ancien vice-champion du monde de vélo de montagne et vainqueur du dernier Giro d’Italia, s’est entraîné au vélodrome de sa ville natale lorsqu’il a fait la transition vers la route.

C’est vrai que le Canada n’a peut-être jamais été aussi fort en cyclisme sur route, mais le Québec ne peut en dire autant. Aux Jeux de Séoul, près de la moitié de l’équipe canadienne de cyclisme provenait du Québec; aux Jeux d’Atlanta, 7%. Depuis, ça n’a pas évolué.

Que s’est-il passé, entre Séoul et Atlanta? Le Biodôme. On ne refera pas le passé, le vélodrome olympique n’est plus et peut-être était-ce mieux ainsi. Avait-on besoin d’une immense salle de spectacle ou plutôt d’un centre d’entraînement sur piste. Ce n’est pas au Centre Bell qu’on apprend à jouer au hockey mais à la patinoire du quartier.

On peut jouer au hockey l’été. Mais ou peut-on rouler, l’hiver? Il y des milliers de patinoires extérieures pour jouer au hockey l’hiver et, l’été, plusieurs des 450 arénas du Québec sont accessibles. Pour les cyclistes, il y a un vélodrome extérieur, aucun vélodrome intérieur. Il est plus que temps que Montréal ou sa région se dote d’un équipement simple et peu coûteux qui va permettre au Québec de développer une élite cycliste et qui sera bénéfique à l’entraînement dans toutes les disciplines, que ce soit la route, la montagne, le BMX et, bien évidemment, la piste.

Simple? Le vélodrome olympique, c’était la démesure, une immense infrastructure avec des milliers de sièges autour d’une petite piste de 250 mètres. Pour s’entraîner, les cyclistes ont seulement besoin de la piste, d’un toit et de quatre murs.

Peu coûteux? Même en y ajoutant quelques équipements de base, par exemple, une petite salle de musculation et de spinning, le coût est en-deçà de celui  d’un aréna municipal.

Je souhaite à Monsieur Bauer de trouver les 15 à 20 millions dont il aura besoin chaque année pour accéder au Pro Tour. Mais je souhaite encore plus aux cyclistes québécois qu’on puisse trouver les 5 ou 6 millions nécessaires à la création d’un vélodrome et les quelques centaines de milliers de dollars (montant très variable selon le type de gérance retenu) nécessaires à son fonctionnement annuel.

mardi 4 septembre 2012

De la visite



En 2011, quelques cyclistes de Nouvelle-Zélande ont fait un petit détour par le Québec. Deux coureurs juniors, James Oram et Dion Smith, ont terminé respectivement premier et deuxième au général du Tour de l’Abitibi et Brett Tivers a gagné la Classique Montréal – Québec. Est-ce surprenant que les représentants d’un pays mieux connu pour ses kiwis et ses moutons que pour ses cyclistes obtiennent de tels résultats?

Si on considère que la Nouvelle-Zélande est un beau mais petit pays d’un peu plus de 4 millions d’habitants qui n’est pas particulièrement reconnu comme une puissance en vélo, oui.

Non, si on considère qu’on trouve trois vélodromes sur son territoire. Un des trois est couvert, celui d’Invercargill, une petite ville de 50 000 habitants. Résultat direct d’un mouvement populaire cycliste qui a débuté en 2000, inauguré en 2006, il vient tout juste de recevoir les Championnats du Monde Piste Juniors UCI.




La Nouvelle-Zélande : 4 millions d’habitants, 2 vélodromes extérieurs, 1 vélodrome couvert.

Le Québec : 8 millions d’habitants, 1 vélodrome extérieur.

Cherchez l’erreur (petit indice: vous ne la trouverez pas dans l'hémisphère sud).



jeudi 30 août 2012

Terre des Sports


On se souviendra des « difficultés » que nous ont faites l’administration du parc Jean Drapeau en 2010 et 2011 au circuit Gilles-Villeneuve. On se souviendra aussi que ce parc était dirigé par un ancien organisateur politique que l’on pouvait supposer nommé à ce poste à titre de récompense pour services rendus. Il a quitté ses fonctions au printemps dernier. Certains diront que son contrat n'a pas renouvelé, d'autres qu'on l'a invité à quitter. Peu importe.

J’apprends ce matin que le parc Jean Drapeau a un nouveau directeur-général, Daniel Blier. Je crois qu’il s’agit ici d’une bonne nouvelle: la venue d’un nouveau DG, issu du milieu du tourisme, devrait permettre d’assainir ce triste climat qui règne depuis trop longtemps entre les cyclistes et les fonctionnaires du parc.

C’est peut-être signe aussi que les planètes commencent vraiment à s’enligner pour que l’ancienne Terre des Hommes sorte de sa torpeur et se trouve une nouvelle vocation en devenant une Terre des Sports.



Terre des Sports. L’idée est de François Cardinal, éditorialiste à La Presse. Une partie du chemin est déjà tracé : le bassin olympique avec l’aviron, les bateaux-dragons, les compétitions de canoë-kayak et le quartier des athlètes; le complexe aquatique de la FINA; la plage ou la nage en eau libre est possible; le circuit Gilles-Villeneuve utilisé pour l’entraînement à vélo.

En 2017, ce sera le 375e de la Ville de Montréal, le 50e de l’Expo et le 150e du Canada. Des sous seront disponibles pour créer et construire de nouvelles infrastructures. C’est aujourd’hui le temps pour les cyclistes de préparer leurs projets : un centre cycliste avec le Circuit Gilles-Villeneuve, une piste de BMX et… un vélodrome!

----------

Pas d'ordi pour les prochains jours. De retour mardi.

mercredi 29 août 2012

Vélodrome ou Centre Cycliste?


Le mot vélodrome donne des boutons à bien des québécois. Pour eux, c’est celui des jeux de Montréal, un gouffre financier, et on ne peut pas leur reprocher de penser ainsi. Même une ville comme Atlanta s’est départie du sien, une fois les jeux terminés, faute de moyens. Mousser l’idée d’un vélodrome, avec ce que le terme évoque dans l’inconscient collectif local, c’est une méchante pente à remonter, on part avec deux prises contre nous : trop gros, trop cher.

Alors, si on commençait par l'appeler autrement? Est-ce que ça nous aiderait à nous trouver des appuis? Si oui, comment appeler cette chose ou on peut tourner en rond sur sur un vélo? Piste cyclable intérieure? Centre d’entraînement cycliste? Piste de course de vélo? Centre cycliste? Déjà, il me semble que ça fait moins peur. Même que, pour un politicien, vendre un vélodrome serait du suicide mais évoquer un centre cycliste, c’est engranger les votes.

Quel vélodrome?


D’accord pour un vélodrome. Mais lequel? La démesure de celui des Jeux de ’76 ou la modestie de celui de Bromont, avec un toit? Un vélodrome pour s’entraîner ou un vélodrome pour y faire des coupes du monde?

On peut en débattre longtemps, en long et en large. Mais restera toujours une chose. Pour amener un ti-cul de la patinoire de la cour d’école à l’amphithéâtre de la LNH, il faut passer par l’aréna municipal. Notre patinoire de cour d’école, elle est à Bromont. Il nous faut maintenant construire notre aréna municipal, ici, dans la région de Montréal.

lundi 27 août 2012

Arénas


Ti-cul, j’ai appris à patiner et à jouer au hockey sur une glace extérieure, quand la température le permettait pour ensuite « graduer » sur la glace de l’aréna municipal. Ma carrière a été courte, un peu par manque de moyens et surtout par manque d’aptitudes. D’autres, plus talentueux, ont continué et certains ont gonflés les rangs des professionnels.

Le hockey des patinoires extérieures était un sport démocratique. Une paire de patin, un bâton et une rondelle suffisait, en autant qu’il y avait une patinoire proche. Idem pour le vélo de nos jours, il suffit de peu et d’un bout de rue ou de route pour rouler.

Les ti-culs d’hier pouvaient patiner à l’année sur des glaces artificielles. Il est où le vélodrome qui va permette aux ti-culs d’aujourd’hui qui font de la route, du BMX, de la montagne de rouler l’hiver? Plus crûment, si on a pu se permettre 450 arénas  au Québec pour les hockeyeurs, pour quoi est-e impossible d'avoir un seul vélodrome pour les cyclistes?

dimanche 26 août 2012


Élections

Si le Québec veut développer des champions en cyclisme, que ce soit sur route, en montagne ou sur piste, le succès passe obligatoirement par un vélodrome. Mais, qui saura se lever debout et dire qu'il le bâtira? Certainement pas Jean. Encore moins Pauline ou Amir et Françoise. François? No way!

Sauf que... Laissons les promesses aux politiciens en élections. Une élection c'est 30 jours, un mandat c'est 1 500 jours. Si, une fois qu'ils auront été élus, on cogne à la porte du bureau de nos députés à tous les jours avec notre demande, il n'auront qu'un choix, ils devront dire oui. Parce qu'ils comprennent très bien qu'un oui maintenant va les aider plus tard.

samedi 25 août 2012


Wiggins
 
Bradley Wiggins, évidemment que vous connaissez ce nom. Facile, c’est celui du dernier champion olympique de contre-la-montre, vainqueur du dernier Tour de France.  Mais qui, autres que les pistards, connaissait ce nom il y a quatre ans? Qui savait que Bradley Wiggins a récolté ces quelques titres:

Jeux Olympiques
2008 : or, poursuite individuelle; or, poursuite par équipes
2004: or, poursuite individuelle; argent, poursuite par équipes; bronze, Madison
2000: bronze, poursuite par équipes

Championnats du monde
2008 : champion du monde, poursuite individuelle;  champion du monde, poursuite par équipes; champion du monde, Madison
2007 : champion du monde, poursuite individuelle; champion du monde, poursuite par équipes
2003 : champion du monde, poursuite individuelle; médaillé d'argent, poursuite par équipes
2002 : médaillé de bronze, poursuite par équipes
2001 : médaillé d'argent, poursuite par équipes
2000 : médaillé d'argent, poursuite par équipes
Juniors 1998 : champion du monde, poursuite

J’arrête la liste ici, je crois qu’on comprendra assez bien ou je veux en venir : la piste n’est pas que bonne que pour les pistards, elle l’est aussi pour tous les cyclistes...

Wiggins avait accès à un vélodrome et il y a fait ses débuts à l'âge de 12 ans. Peut-être que son successeur a aujourd'hui le même âge et qu'il habite St-Henri, Anjou ou Rosemont. Mais, sans vélodrome près de chez lui, il ne saura jamais quel talent l'habite...

vendredi 24 août 2012

J.O. Londres 2012

J'imagine que plusieurs ont suivi les derniers Jeux Olympiques de Londres. En cyclisme sur route, la course sur route et le contre-la-montre. Pour la montagne, le cross-country. Pour le BMX, et bien, quoi d'autre que ... le BMX. Pour la piste, les épreuves de vitesse, de keirin, l'omnium, de vitesse par équipes et de poursuites par équipes.

Donc, sur neuf épreuves de cyclisme aux JO, cinq sont sur piste. Je suis surpris que nos politiciens, toujours prêts à reprendre pour leur petite gloriole les succès des athlètes, n'aient pas encore fait le calcul : un petit vélodrome à Montréal et on fait plus que doubler nos chances de médailles.

Bien franchement, je ne m'intéresse pas aux médailles. Mais si, pour pousser dans le derrière de ceux qui ont le pouvoir de débloquer des fonds, il faut leur faire miroiter leurs beaux reflets or, argent ou bronze, je me gênerai pas pour leur servir cet argument.

mardi 21 août 2012

Page blanche

Wow! Une page blanche. C'est comme l'actuel vélodrome de Montréal: vide, nada, rien. Tout est à faire, à créer. Ok, par ou commencer? Avant de voir comment, voyons le pourquoi.

La liste pourrait être longue, mais la principale, sinon la seule vraie raison, c'est que c'est nécessaire. Les cyclistes de Montréal, de la région métropolitaine, du Québec en entier en ont besoin. Le Québec regorge de cyclistes qui ont un grand potentiel. Ils s'illustrent de plus en plus sur la scène nationale, continentale et internationale. Mais on compare les équipements auxquels ils ont accès pour s'entraîner avec ceux accessibles aux cyclistes vivant ailleurs, nos cyclistes sont grandement désavantagés. Veux, veux pas, il faut vivre avec nos hivers. Pas évident d'accumuler les kilomètres pendant cette longue saison froide. Où rouler quand il fait moins dix et que les routes sont enneigées, glacées? Au vélodrome de Bromont? À celui de Calgary ou encore à Burnaby? Vous connaissez la réponse. Nos cyclistes veulent s'entraîner, pas s'exiler!

Tout au long des prochains messages, je vais tenter de faire le tour de la question, des pourquoi, des comment, avec des idées, des liens sur ce qui se fait ailleurs. Dans le but qu'un vélodrome sois bientôt une réalité, ici, à Montréal.