samedi 8 septembre 2012

Lettre à un journaliste


Mercredi dernier, dans les pages de La Presse, Simon Drouin faisait l'éloge du cyclisme canadien. Soit, ça ne va si pas si mal pour le pays. Mais ça irait bien mieux pour le Canada si le Québec avait tous les moyens en main. Copie de la lettre que je lui ai fait parvenir, petit résumé en fait de mes posts précédents:

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On veut développer l’élite cycliste, soit. Mais il faut lui donner les moyens. Plusieurs des meilleurs cyclistes au monde sont passés par le vélo de montagne et/ou la piste pour ensuite dominer sur la route. Le plus connu présentement est le vainqueur du dernier Tour de France et du contre-la-montre des Jeux de Londres, Bradley Wiggins. Peu savent que sur piste, il a dominé les Jeux Olympiques et les Championnats du monde pendant près de dix ans. Ryder Hesjedal, ancien vice-champion du monde de vélo de montagne et vainqueur du dernier Giro d’Italia, s’est entraîné au vélodrome de sa ville natale lorsqu’il a fait la transition vers la route.

C’est vrai que le Canada n’a peut-être jamais été aussi fort en cyclisme sur route, mais le Québec ne peut en dire autant. Aux Jeux de Séoul, près de la moitié de l’équipe canadienne de cyclisme provenait du Québec; aux Jeux d’Atlanta, 7%. Depuis, ça n’a pas évolué.

Que s’est-il passé, entre Séoul et Atlanta? Le Biodôme. On ne refera pas le passé, le vélodrome olympique n’est plus et peut-être était-ce mieux ainsi. Avait-on besoin d’une immense salle de spectacle ou plutôt d’un centre d’entraînement sur piste. Ce n’est pas au Centre Bell qu’on apprend à jouer au hockey mais à la patinoire du quartier.

On peut jouer au hockey l’été. Mais ou peut-on rouler, l’hiver? Il y des milliers de patinoires extérieures pour jouer au hockey l’hiver et, l’été, plusieurs des 450 arénas du Québec sont accessibles. Pour les cyclistes, il y a un vélodrome extérieur, aucun vélodrome intérieur. Il est plus que temps que Montréal ou sa région se dote d’un équipement simple et peu coûteux qui va permettre au Québec de développer une élite cycliste et qui sera bénéfique à l’entraînement dans toutes les disciplines, que ce soit la route, la montagne, le BMX et, bien évidemment, la piste.

Simple? Le vélodrome olympique, c’était la démesure, une immense infrastructure avec des milliers de sièges autour d’une petite piste de 250 mètres. Pour s’entraîner, les cyclistes ont seulement besoin de la piste, d’un toit et de quatre murs.

Peu coûteux? Même en y ajoutant quelques équipements de base, par exemple, une petite salle de musculation et de spinning, le coût est en-deçà de celui  d’un aréna municipal.

Je souhaite à Monsieur Bauer de trouver les 15 à 20 millions dont il aura besoin chaque année pour accéder au Pro Tour. Mais je souhaite encore plus aux cyclistes québécois qu’on puisse trouver les 5 ou 6 millions nécessaires à la création d’un vélodrome et les quelques centaines de milliers de dollars (montant très variable selon le type de gérance retenu) nécessaires à son fonctionnement annuel.

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