Combien
de fois entendons-nous dire par les automobilistes qu’ils paient
pour les routes? Pratiquement à tous les jours. “Mon char, ma route”.
Mais, dans la réalité municipale, est-ce que cela “tient la route”?
Non, pas du tout, c'est un mythe car les dépenses reliées à la construction et à l’entretien du réseau routier municipal incombent aux villes et sont payées par les taxes foncières. Rien ne provient des automobiles : toutes les taxes payées pour faire circuler un véhicule sont versées directement aux gouvernements provinciaux et fédéral. Permis, immatriculations, TPS, TVQ, taxes diverses sur l’essence, droits sur les pneus, etc., toutes ces ponctions dans le portefeuille des automobilistes s'en va directement à Québec ou à Ottawa.
Donc, à supposer que vos seuls moyens de transport seraient la marche et/ou le vélo, vous contribueriez quand même directement au paiement de toutes dépenses municipales liées à l’automobile et au même niveau que tous les citoyens de votre ville, sans égard au nombre de véhicules qu’ils possèdent.
Alors, lorsque les automobilistes réclament à grand cri des travaux d'infrastructures routières à coup de milliards, c’est à vous, citoyens des villes et villages du Québec qu’ils demandent de payer la note.
Le problème avec toutes ces sommes investies par les villes pour construire et entretenir leur réseau routier est qu’il nécessite une grande part du budget municipal et qu'il ne laisse que bien peu pour les autres besoins. Pour la ville de Montréal, le programme triennal d’immobilisations 2013-2015 totalise 4 111 millions. Quatre milliards cent-onze mille millions de dollars et, sur ce montant, un milliard de dollars ira au transport, presque 25%. Pour les équipements sportifs, 165 M$ sont prévus.
Inclus dans cette somme, 68,8 M$ pour la rénovation et la mise aux normes des arénas, 43,3 M$ pour la construction d’un complexe sportif dans l’arrondissement de Saint-Laurent et 31,3 M$ pour la construction d’un centre de soccer intérieur sur le site du Complexe environnemental de Saint-Michel. Ne reste que quelques poussières pour toutes les autres infrastructures que réclament les citoyens de Montréal.
Le montant dépensé par la ville pour faciliter le déplacement des véhicules semble donc être six fois plus élevé que celui alloué aux citoyens pour leur permettre de profiter d’équipements sportifs. Quand on considère que tout cet argent provient uniquement des poches des citoyens, on peut s’interroger sur les effet pervers de ce débalancement.
Un de ces effets, c’est de se faire dire que la ville n’a pas d’argent pour un vélodrome. Ce mythe, il faut le déconstruire. Rappeler à tous que la ville existe pour être au service de ses citoyens, pas à celui des automobiles...
Non, pas du tout, c'est un mythe car les dépenses reliées à la construction et à l’entretien du réseau routier municipal incombent aux villes et sont payées par les taxes foncières. Rien ne provient des automobiles : toutes les taxes payées pour faire circuler un véhicule sont versées directement aux gouvernements provinciaux et fédéral. Permis, immatriculations, TPS, TVQ, taxes diverses sur l’essence, droits sur les pneus, etc., toutes ces ponctions dans le portefeuille des automobilistes s'en va directement à Québec ou à Ottawa.
Donc, à supposer que vos seuls moyens de transport seraient la marche et/ou le vélo, vous contribueriez quand même directement au paiement de toutes dépenses municipales liées à l’automobile et au même niveau que tous les citoyens de votre ville, sans égard au nombre de véhicules qu’ils possèdent.
Alors, lorsque les automobilistes réclament à grand cri des travaux d'infrastructures routières à coup de milliards, c’est à vous, citoyens des villes et villages du Québec qu’ils demandent de payer la note.
Le problème avec toutes ces sommes investies par les villes pour construire et entretenir leur réseau routier est qu’il nécessite une grande part du budget municipal et qu'il ne laisse que bien peu pour les autres besoins. Pour la ville de Montréal, le programme triennal d’immobilisations 2013-2015 totalise 4 111 millions. Quatre milliards cent-onze mille millions de dollars et, sur ce montant, un milliard de dollars ira au transport, presque 25%. Pour les équipements sportifs, 165 M$ sont prévus.
Inclus dans cette somme, 68,8 M$ pour la rénovation et la mise aux normes des arénas, 43,3 M$ pour la construction d’un complexe sportif dans l’arrondissement de Saint-Laurent et 31,3 M$ pour la construction d’un centre de soccer intérieur sur le site du Complexe environnemental de Saint-Michel. Ne reste que quelques poussières pour toutes les autres infrastructures que réclament les citoyens de Montréal.
Le montant dépensé par la ville pour faciliter le déplacement des véhicules semble donc être six fois plus élevé que celui alloué aux citoyens pour leur permettre de profiter d’équipements sportifs. Quand on considère que tout cet argent provient uniquement des poches des citoyens, on peut s’interroger sur les effet pervers de ce débalancement.
Un de ces effets, c’est de se faire dire que la ville n’a pas d’argent pour un vélodrome. Ce mythe, il faut le déconstruire. Rappeler à tous que la ville existe pour être au service de ses citoyens, pas à celui des automobiles...
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